Titres-restaurant le dimanche : bonne nouvelle pour vos clients, mauvaise pour votre caisse

18 April 2026
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Le gouvernement vient d’officialiser l’ouverture des titres-restaurant le dimanche. En théorie, plus de clients potentiels. En pratique, le risque que tout cet argent parte directement au supermarché du coin.

Ce qui change concrètement

Jusqu’ici, les titres-restaurant ne s’utilisaient que du lundi au samedi. Une règle simple, connue de tous. Le ministre Serge Papin vient d’annoncer la fin de cette limite. Dès l’adoption du texte de loi — prévu avant la fin de l’année — vos clients pourront dépenser leur solde Swile, Pluxee ou Up le dimanche aussi.

Les jours fériés restent exclus. Le plafond de 25 € par jour ne bouge pas. Et la dématérialisation complète est confirmée pour 2027, adieu les chèques papier.

Le dimanche est le jour de courses numéro un des Français. C’est aussi le jour où les hypermarchés font leurs meilleures entrées. Ce n’est pas un hasard.

Les chiffres qui font mal

Avant de se réjouir, regardons la réalité en face. L’état de l’utilisation des titres-restaurant aujourd’hui, c’est ça :

44 %

des dépenses en titres-restaurant partent en supermarché en 2026

31 %

seulement sont dépensés au restaurant

1/10

salariés seulement utilise ses titres exclusivement au restaurant

Et la tendance s’accélère. Il y a deux ans, la grande distribution captait 36 % des usages. Aujourd’hui, c’est 44 %. Le glissement est net, documenté, et il ne va pas s’arrêter tout seul.

J’ai perdu 20 % de mon chiffre d’affaires depuis l’ouverture aux supermarchés. Cette réforme, j’espère qu’elle va enfin réorienter le titre vers la restauration.

-Alain Fontaine, chef du restaurant Le Mesturet, Paris

Ouvrir le dimanche aux titres-restaurant, c’est ouvrir une nouvelle journée… où les gens font précisément leurs grosses courses de la semaine. Sans stratégie, c’est une opportunité qui va directement dans les caisses de Carrefour et Leclerc.


Ce que vous pouvez faire, concrètement

La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas sans armes. Voilà cinq actions simples à mettre en place avant que la loi soit adoptée.

1

Créez une offre « Dimanche TR »

Une formule exclusive le dimanche, pensée pour être payée en titres-restaurant. Brunch, menu famille, plat signature à 22 €. L'objectif : que le client y pense avant même d'aller faire ses courses.

2

Affichez-le partout, clairement

Logo « Titres-restaurant acceptés le dimanche » en vitrine, sur votre carte, sur votre fiche Google. Les gens ne viennent pas s'ils ne savent pas. Un simple autocollant peut changer la décision au moment où ils hésitent.

3

Vendez l'expérience, pas le repas

Le supermarché vend de la nourriture. Vous, vous vendez un moment. Mettez en avant le cadre, le service, la convivialité. C'est ce que les pâtes en sachet ne remplaceront jamais.

4

Ciblez les gros soldes en fin de mois

Beaucoup de salariés accumulent des titres sans les dépenser. Certains ont plus de 200 € sur leur carte. Rappelé au bon moment — une notif, un SMS, un post — ça peut les décider à venir chez vous plutôt qu'à la caisse du supermarché.

5

Travaillez votre fiche Google pour le dimanche

Mettez à jour vos horaires du dimanche, ajoutez « accepte les titres-restaurant » dans votre description, et publiez une actualité GBP annonçant votre offre du week-end. C'est gratuit et ça capte des recherches locales au moment clé.


La vraie fenêtre d’opportunité

Le texte de loi n’est pas encore voté. Vous avez quelques mois devant vous. C’est le bon moment pour anticiper, pas pour réagir.

Les restaurateurs qui communiqueront en premier sur « titres-restaurant acceptés le dimanche » vont capter l’attention au moment exact où les habitudes se forment. Une fois que vos clients auront pris le réflexe du supermarché le dimanche avec leur carte TR, il sera beaucoup plus difficile de les récupérer.

Le dimanche peut devenir votre meilleure journée. Ou celle de Casino. C’est une question de stratégie.

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